Depuis le 1er octobre 2026, une voiture enlevée par la fourrière coûte plus cher à récupérer. Un arrêté publié au Journal officiel du 22 septembre a relevé les plafonds des frais d’enlèvement et de garde, pour la première fois depuis longtemps. Pour les propriétaires de véhicules en fin de vie, l’enjeu dépasse la simple facture : chaque jour passé en fourrière alourdit l’addition, et une voiture jamais réclamée finit le plus souvent chez un centre VHU, pour y être détruite.
Les points :
Ce que change l’arrêté du 13 septembre 2026 #
Le texte, consultable sur Légifrance, modifie deux arrêtés : celui du 14 novembre 2001, qui fixe les tarifs maxima des frais de fourrière pour automobiles, et celui du 28 novembre 2003, propre aux communes les plus importantes. Il entre en vigueur le 1er octobre 2026.
Pour une voiture particulière, les nouveaux plafonds sont les suivants : 135 € pour l’enlèvement et 7,15 € par jour de garde. Les frais d’immobilisation matérielle (7,60 €) et d’opérations préalables (15,20 €) ne bougent pas. Comme le détaille Actuya, l’enlèvement passe ainsi de 127,65 € à 135 €, et la journée de garde de 6,75 € à 7,15 €.
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Dans les grandes villes, la garde grimpe à 10 € par jour
Dans les communes les plus importantes, listées en annexe de l’arrêté de 2003, l’enlèvement suit le même plafond de 135 €, mais la garde journalière peut atteindre 10 €. Paris garde un régime à part : selon la fiche « Mise en fourrière du véhicule » de Service-Public, vérifiée le 1er octobre 2026, l’enlèvement y est facturé 150 € et la garde 29 € par jour.
Ces montants sont des maxima : une fourrière peut appliquer moins, jamais plus. L’arrêté prévoit aussi que les tarifs seront désormais revus chaque année, « en tenant compte, notamment s’agissant du tarif d’enlèvement, de l’évolution du coût des carburants, de la main-d’œuvre, des assurances et des véhicules ».
Une voiture oubliée en fourrière, une facture qui grossit chaque jour #
Le piège concerne surtout les véhicules qui ne valent plus grand-chose. Une vieille voiture en panne, stationnée trop longtemps sur la voie publique, peut être enlevée. Son propriétaire, qui n’envisage pas de la remettre en état, est parfois tenté de ne pas la réclamer. Mauvaise idée : les frais courent, et ils restent dus.
Service-Public le rappelle clairement : dans tous les cas, le propriétaire paie les frais de fourrière au gardien pour récupérer son véhicule. Et si la voiture a été mise en vente, il faut ajouter les frais de mise en vente versés au service des Domaines.
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Les délais avant qu’un véhicule soit réputé abandonné
La notification de mise en fourrière, envoyée en recommandé, met le propriétaire en demeure de retirer son véhicule dans un délai qui dépend de son classement : 7, 10 ou 15 jours à compter de la notification. Selon Service-Public, une voiture destinée à être remise aux Domaines pour être vendue est considérée comme abandonnée au bout de 15 jours. Une voiture destinée à la destruction l’est au bout de 10 jours après la notification, voire 7 jours si elle a servi à un rodéo urbain.
Passé ce délai, l’autorité de fourrière décide de son sort : remise aux Domaines en vue de sa vente, ou remise à un centre agréé VHU en vue de sa destruction. Tant que la vente n’a pas eu lieu, le propriétaire peut encore récupérer sa voiture, à condition de régler les frais.
Épave : mieux vaut anticiper que subir #
Pour un véhicule hors d’usage, la fourrière est donc le pire des scénarios : on paie l’enlèvement, la garde, et la voiture termine malgré tout à la casse, sans que son propriétaire ait eu la main sur la procédure. À l’inverse, confier soi-même son épave à un centre VHU agréé, ou à un épaviste qui travaille avec un centre agréé, permet de maîtriser le calendrier et d’obtenir le certificat de destruction, le document qui prouve que le véhicule a bien quitté la circulation.
Les bons réflexes
Si votre voiture ne roule plus, ne la laissez pas s’installer durablement sur la voie publique : elle risque d’être enlevée. Rassemblez la carte grise, une pièce d’identité et, si possible, le certificat de non-gage, puis contactez un professionnel agréé pour organiser l’enlèvement. Vérifiez qu’il vous remettra bien un certificat de destruction établi par un centre VHU agréé.
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Si votre voiture a déjà été enlevée, réagissez vite : chaque journée de garde s’ajoute à la facture, à 7,15 € au maximum dans la plupart des communes, et jusqu’à 10 € dans les grandes villes. Une fois le véhicule récupéré, rien ne vous empêche ensuite de le faire détruire dans les règles.
La hausse des plafonds reste modeste à l’échelle d’une journée, mais elle rappelle une réalité simple : une épave coûte toujours moins cher quand on décide soi-même de son dernier trajet.




